La chlamydia en questionChlamydia trachomatis est une bactérie responsable de la chlamydiose, maladie inflammatoire pelvienne. C'est un parasite intracellulaire obligatoire, c'est-à-dire ne pouvant vivre et se multiplier qu'au sein d'une cellule hôte. MST répandue, Chlamydia trachomatis ne se transmet que par contact interhumain, et possède un tropisme particulier pour les muqueuses génitales et oculaires (la bactérie peut être responsable de certaines formes de conjonctivites). La période d'incubation de cette MST est en général de 2 à 14 jours, mais peut être beaucoup plus longue si le sujet ne présente aucun des symptômes de la chlamydia –ce qui est fréquent : en effet, dans la plupart des cas le sujet ne sait pas qu'il est infecté, d'où l'importance du dépistage spontané (la France ne pratique pas le dépistage systématique de la chlamydia, contrairement aux pays Scandinaves où les étudiants sont automatiquement soumis à un test d'urine lors de l'inscription universitaire). La chlamydia, MST bactérienne la plus répandueL'infection à la chlamydia est beaucoup moins connue que d'autres MST comme la gonorrhée ou la syphilis, que le langage courant a popularisée sous les noms pittoresques de chaude-pisse et autre vérole. Or, avec 5% des adultes infectés par la bactérie, la chlamydia figure en première place au palmarès des MST bactériennes. En 1996, l'OMS recensait 90 millions de cas de chlamydia, et, fait inquiétant, la proportion est en constante augmentation chez les jeunes femmes de moins de 25 ans (34% des cas en 1997, 50% en 200, 58% en 2004). Les hommes ne sont cependant pas en reste : en effet 10% de la population masculine serait infectée par chlamydia trachomatis. Ces chiffres sont en partie dus au fait que, en plus d'être éminemment contagieuse, la chlamydia est une infection silencieuse, ne présentant dans la plupart des cas aucun symptôme. La meilleure façon de s'en protéger reste donc, comme pour toute MST, l'utilisation d'un préservatif lors des rapports sexuels, et ce jusqu'au dépistage des deux partenaires. A noter que la bactérie peut se transmettre lors de rapports vaginaux, mais aussi anaux et oraux. De plus, bien que la contamination sexuelle soit la plus fréquente, l'infection à la chlamydia peut aussi se transmettre de la mère à l'enfant au moment de l'accouchement. Les symptômes de la chlamydiaChlamydia trachomatis a la particularité de ne pas présenter de symptômes dans la majorité des cas, surtout chez les femmes (90% des cas féminins sont asymptomatiques). Si symptômes il y a, ceux-ci se manifestent le plus souvent par des signes évoquant une infection urinaire ou une mycose, et/ou des douleurs pelviennes. Les hommes font plus souvent l'expérience des symptômes de la chlamydia (10 à 40% des cas) : irritations, picotements lors de l'urination et écoulements génitaux purulents se manifestent alors. Sans un traitement approprié, l'infection à la chlamydia peut chez les femmes comme chez les hommes entraîner une infertilité, voire à long terme la stérilité du sujet (chez les femmes, 70 à 80 % des stérilités d'origine tubaire sont attribuées à la chlamydia). Chez la femme, elle augmente aussi le risque de fausse couche et de grossesse extra-utérine. Il pourrait également y avoir un lien entre chlamydia trachomatis et le cancer de l'utérus, lorsque la bactérie est couplée avec le papillomavirus. Dépistage et traitement de la chlamydiaLe dépistage par prélèvements urinaires, vulvaires, vaginaux ou spermatiques est rapide et fiable –tout comme le traitement ; dans le cas d'une infection à la chlamydia non compliquée, une monodose orale suffit. Dans les cas à sévérité moyenne, le traitement de la chlamydia durera de 12 à 21 jours, toujours par prise orale. Il n'y aura que dans les infections graves que le patient devra être hospitalisé afin de recevoir une antibiothérapie par voie intraveineuse. Les antibiotiques utilisés pour le traitement de la chlamydia varient également en fonction du degré de sévérité de l'infection: dans le cas des infections génitales légères, une prise unique d'azithromycine (« traitement minute ») sera privilégiée, y compris chez la femme enceinte. Pour les traitements de la chlamydia plus longs, les tétracyclines et fluoroquinolones seront utilisés, à part chez les enfants et les femmes enceintes chez qui ils sont contre-indiqués. On pourra également administrer des macrolides, bien que ce traitement ne soit pas favorisé en raison des problèmes de tolérance digestive. Vous pourrez trouver sur le site 121doc les traitements contre la chlamydia à base d'azithromycine produits par les laboratoires pharmaceutiques les plus réputés. |
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