On parle de dysfonctionnement sexuel féminin en l’absence d’intérêt ou de désir féminin pour l’acte sexuel. Une hystérectomie, une ablation des ovaires ou encore un taux d’œstrogènes trop faible après la ménopause sont les explications cliniques à de tels troubles du désir féminin. Les troubles du désir féminin ne sont pas les seuls cas de dysfonctionnement sexuel féminin. Le manque d’excitation sexuelle, qui se manifeste par une lubrification vaginale insuffisante pendant l’activité sexuelle, est également considéré comme un dysfonctionnement sexuel féminin. Le dysfonctionnement sexuel féminin peut également être une anorgasmie, une incapacité à attendre l’orgasme féminin. Une dyspareunie, soit des rapports sexuels douloureux peuvent aussi être considérés comme un dysfonctionnement sexuel féminin. Est cliniquement considéré comme dysfonctionnement sexuel féminin tout trouble du désir féminin survenant à la suite d’une hystérectomie, ou ablation de l’utérus, une ablation des ovaires ou une ménopause nécessitant un traitement restaurant le taux d’hormones œstrogènes.
Une femme ayant subit une ablation des ovaires ou de l’utérus, appelée aussi hystérectomie, rencontre normalement un dysfonctionnement sexuel féminin. Son métabolisme gynécologique étant radicalement modifié, sa sexualité ne peut plus en effet être la même. Aussi, une femme ayant subit une hystérectomie ou une ablation des ovaires ne doit pas se sentir gênée quant à discuter avec son médecin de son dysfonctionnement sexuel féminin. Ignorer le problème, c’est le laisser installer et rajouter comme conséquence à l’hystérectomie ou à l’ablation des ovaires subie une frustration dans la vie sexuelle.
L’hystérectomie, aussi connue sous le nom d’ablation de l’utérus, est bien souvent responsable d’un dysfonctionnement sexuel féminin. Cette opération est réalisée dans le cas de certaines maladies gynécologiques que des médicaments n’ont pas réussi à traiter. L’ hystérectomie peut être réalisée pour soulager la patiente des souffrances provoquées par des fibromes utérins, une adénomyose, une endométriose, un cancer du col utérin, un prolapsus génital, une hyperplasie atypique de l’endomètre ou des complications hémorragiques suite à un accouchement. Un dysfonctionnement sexuel féminin peut être la conséquence d’une hystérectomie qu’elle ait constitué une ablation de l’utérus partielle ou totale.
Une ablation des ovaires peut également entrainer un dysfonctionnement sexuel féminin. Une telle opération chirurgicale est réalisée dans le cas où des kystes ovariens ou un cancer de l’ovaire n’ont pas pu être traités avec des médicaments. L’ablation des ovaires endommagés est réalisée en derniers recours pour soulager une patiente des souffrances causées par des tumeurs ovariennes. Le métabolisme génital de la femme étant bouleversé, cette dernière peut alors rencontrer un dysfonctionnement sexuel féminin.
Il est fréquent que les femmes post-ménopausées rencontrent un dysfonctionnement sexuel féminin, dû principalement à un déséquilibre de leurs hormones naturelles, notamment leur taux d’œstrogène et leur taux de testostérone. De très nombreuses femmes ménopausées se font prescrire des traitements d’œstrogènes afin de leur permettre de retrouver un taux hormonal équilibré. Chez les patientes post-ménopausées qui suivent un traitement à base d’œstrogènes, il est très courant qu’elles observent parallèlement un taux anormalement bas de testostérone, ce qui cause directement un dysfonctionnement sexuel féminin.
Des troubles du désir féminin, une baisse de libido chez la femme ou des difficultés à atteindre l’orgasme féminin sont tous cliniquement considérés comme un dysfonctionnement sexuel féminin et une solution existent pour chacun d’entre eux. Une sexualité heureuse est un point essentiel du bien-être et de l’épanouissement personnel, un dysfonctionnement sexuel féminin ne doit pas entraver le plaisir que la femme prend dans sa vie sexuelle. Si un dysfonctionnement sexuel féminin suivant une hystérectomie, une ablation des ovaires ou encore la prise d’un traitement d’œstrogènes pendant la ménopause n’est pas inquiétant et est même relativement normal, il ne faut toutefois considérer ce dysfonctionnement sexuel féminin comme une fatalité. Les troubles du désir féminin sont courants et bien souvent considérés comme d’origine psychologique. Un dysfonctionnement sexuel féminin est lui un diagnostic clinique pour lequel la recherche scientifique a développé des traitements.