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Les premières estimations concernant le coût de la grippe H1N1 en France viennent d’être publiées par le Journal du Dimanche (JDD). Et les résultats sont impressionnants : 1,018 milliard d’euros auraient été dépensés pour la lutte contre la pandémie de grippe.
Le JDD a pris en compte les différentes dépenses engendrées par la grippe H1N1 pour estimer le coût total. Voici le détail des coûts :
Le ministère de la Santé n’a, quant à lui, pas publié de chiffres précis concernant le coût de la pandémie de grippe H1N1. Les estimations des spécialistes du secteur de la santé et de la presse font état d’un coût total compris entre 850 et 1,3 milliard d’euros depuis l’apparition de la grippe.
Avant le déclenchement de la grippe H1N1, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, avait estimé le coût de la lutte contre la pandémie à 1,5 milliard d'euros. Dans ces estimations, 1,1 milliard d’euros auraient été consacrés à l'achat de produits (vaccins, masques...) et 450 millions d’euros aux campagnes d'information sur la grippe ainsi qu’à la rémunération des médecins et du personnel.
De plus, le gouvernement est toujours en négociation avec les laboratoires pharmaceutiques pour la résiliation des commandes de 50 millions de doses. Si le gouvernement réussi, le coût de la lutte contre la grippe H1N1 baissera d’autant.
Le ministère de la Santé a aussi précisé qu’il était "trop tôt pour valider la moindre estimation. Nous sommes en train de traiter les différentes remontées chiffrées, l'objectif du ministère étant, dans un souci de transparence, de donner le coût constaté de la campagne de lutte contre la grippe".
Le ministre de l’Intérieur a repris à son compte l’argumentaire utilisé par le gouvernement depuis plusieurs semaines pour expliquer le coût important de la grippe H1N1. Il a ainsi précisé qu'on n'en faisait « jamais assez s'agissant de la sécurité, de la santé de nos concitoyens ». Lorsque l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a « alerté sur un risque de pandémie majeure, les pouvoirs publics ont agi de façon légitime », a-t-il estimé. Pour lui, il n’existe, dans ce domaine, « pas de précaution a minima, la protection doit être absolue. »
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a, en effet, tempéré l’enthousiasme général, en précisant qu’il était encore trop tôt pour annoncer que le pic de la pandémie de grippe H1N1 était derrière nous. En adéquations avec les recommandations du comité d'urgence sur la grippe, la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, a décidé qu'il était « opportun aujourd'hui de ne pas faire de changement dans l'actuelle phase de pandémie».
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